Le terme « Ikebana » (fleur vivante) date du XVIème siècle. Au delà de l’art d’agencer un contenant, des branches, des tiges, des feuilles et des fleurs de saison.
Il s’agit, pour la personne qui fait l’ikebana, d’harmoniser corps et âme afin que celui qui regardera ce « condensé de nature » ait l’opportunité de s’élever en méditant sur la notion de vie et de mort plus présente au Japon qu’en Occident (shi-su).

Il existe, au Japon, plus de 2000 écoles qui enseignent les principes de base : le ciel (Ten), la terre (Shi) et l’homme (Jin).

Cette trinité a de nombreux liens avec le bouddhisme zen : l’évocation du vide, l’impermanence, l’éphémère, l’intériorité, le dépouillement… Tout comme la calligraphie qui accompagne très souvent l’ikebana au « tokonoma » (niche au sol surélevé réservée à cet effet).

Tokonoma

La cérémonie du thé (Chanoyu), la calligraphie (Shodô) et l’ikebana faisaient partie des enseignements artistiques dispensés aux jeunes filles avant le mariage.

Les symboles sont nombreux dans l’art de l’ikebana, quelques exemples :

  • Le lichen fait référence au passé
  • Les branches de pin évoquent les pierres et les rochers
  • Le chrysanthème blanc représente rivières et ruisseaux
  • Les fleurs de pêcher symbolisent la féminité
  • Le bouton de fleur, le bourgeon évoquent l’avenir, le futur
  • Le bambou symbolise la prospérité
  • La fleur ouverte représente l’épanouissement
  • L’asymétrie renvoie vers l’idée de vie et de mouvement.

Ikebana

En France, la pratique et l’enseignement de l’Ikebana débutèrent dans les années 1930 après que l’écrivaine franco-japonaise Kiku Yamata fit les premières démonstrations au Salon d’Automne de Paris.

Article de V. Blanchard

Photo en-tête : Kenji Tsutsumi.