Wabi-sabi renvoie à la sobriété, la simplicité, à la patine du temps, à la beauté des imperfections…

Titulaire d’un Master en Études Japonaises à l’Université Paris Diderot Paris 7 (mémoire de recherche sur le paysage éditorial japonais et la structuration du champ littéraire contemporain japonais) je me suis établi en tant que traducteur japonais français et interprète japonais français indépendant à temps plein en 2012, après mon retour du Japon où j’ai vécu, étudié, puis travaillé plusieurs années.

Entre 2011 et 2012, j’ai eu l’opportunité et l’immense honneur de travailler auprès du maître de thé M. Kôji KAGATA, dans la maison RISHOUEN, d’accompagner ce dernier dans le cadre d’un projet de promotion du thé vert japonais à l’étranger, subventionné par la Préfecture de Kyôto. J’ai assuré au sein de la maison RISHOUEN la traduction du japonais au français d’un large corpus de documents sur l’histoire et la culture du thé, les spécificités régionales, les processus de production, les modes d’infusion, etc., ainsi que celle du site internet de l’entreprise en français et en anglais. J’assurais par ailleurs la coordination, le suivi et l’interprétariat lors de conférences-dégustations hors du Japon. J’ai acquis auprès du maître un certain nombre de savoirs sur la culture et la cérémonie du thé (que j’ai pratiqué sporadiquement), et je me suis formé à l’art de l’assemblage des thés.

Depuis 2017, je travaille très régulièrement pour l’association DENSAN, créée en 1975, suite à l’initiative du gouvernement et du Ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie (METI) pour promouvoir l’artisanat traditionnel japonais. J’accompagne des artisans venus de tout le Japon, afin de faire connaître et valoriser en France leurs savoirs-faire ancestraux. J’ai assuré à ce titre l’interprétariat lors de nombreuses conférences et démonstrations, parmi lesquelles : le damasquinage de Higo, les techniques de laque « Wajimanuri », les charpentiers impériaux spécialisés « Miya-daiku », le travail à la feuille d’or, la céramique Bizen, les techniques de gravure et de laque du « Kamakura-bori », etc.

Je propose, à l’occasion de cette conférence, une présentation (illustrations à l’appui) du concept esthétique japonais de « wabi-sabi » – qui renvoie à la sobriété, la simplicité, à la patine du temps, à la beauté des imperfections – et que l’on retrouve au cœur d’un grand nombre de pratiques artistiques et artisanales traditionnelles.

Découvrez le site d’interprétariat et traduction d’Adrien Becam